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Le Syndrome Des Gros Doigts Chez Les Operateurs

Syndrome des gros doigts chez les opérateurs : mythe ou réalité ?

Ce titre est volontairement provocateur.

Le but est de tordre le cou une fois pour toutes à une idée ancienne, prêtant aux opérateurs une résistance au changement.
Notamment en ce qui concerne l’utilisation d’outils digitaux dans les ateliers.

 

Les opérateurs d’aujourd’hui

Les définitions « d’opérateur » peuvent légèrement varier selon les sources.
Mais l’idée générale est la suivante : l’opérateur est celui qui fait fonctionner, qui est productif, qui est au plus proche du produit fini. On le retrouve également sous le terme de compagnon, ou encore ouvrier.

Ce qui fait de lui, d’un point de vue organisationnel, celui qui suit, ou plutôt qui subit les décisions d’un top management.
Celui-ci lui impose façons de faire, outils et logiciels dans une recherche de productivité.

Si son rôle est de produire avec les nouveaux moyens et les nouvelles technologies, son métier évolue pour devenir plus pointu. La complexité des solutions logicielles qui lui sont imposées (ERP, MES, PLM) allant de pair.

 

operateur utilisant un PC
Les opérateurs sont de plus en plus familiers avec l’outil informatique qu’ils utilisent d’ailleurs quotidiennement chez eux.

 

Le syndrome du Fat Fingers

On a souvent prétendu que les opérateurs avaient des gros doigts, syndrome des fat fingers 1.

C’est à dire qu’ils n’arrivaient pas à taper précisément sur un clavier ou à sélectionner clairement un item dans un menu déroulant. Ce qui les rendrait imperméables et donc rétifs à l’évolution digitale des outils de production dans l’atelier.

On pourrait donc directement imputer la persistance de ce syndrome au manque de conviction du management. Ne croyant pas en la capacité des opérateurs à être performants dans l’utilisation de l’informatique, il les considèrerait dès lors comme un poste chronophage, sans valeur ajoutée, frein à cette performance tant recherchée.

Cela a en effet peut-être été le cas il y a quelques années mais aujourd’hui l’outil informatique a envahi nos espaces, nos maisons, nos vies, pour devenir aussi commun qu’un frigo ou une télé.

 

81.1% des foyers français sont équipés d’au moins un ordinateur
et 93.6% d’au moins un téléphone portable

Source : étude Insee 2 de 2016

 

Sans parler des nouvelles générations pour qui le digital est devenu le quotidien, et qui ne connaît pas d’autre moyen pour :

  • réserver un billet de train ou d’avion
  • consulter ses comptes
  • payer ses impôts
  • trouver l’âme sœur.

On peut donc logiquement penser que le problème ne vient pas du support informatique…

 

 

Alors à qui la faute ?

En premier lieu, il faut donc logiquement se tourner vers les logiciels utilisés et leur complexité qui font douter de leur utilité. Et qui font aussi que l’on entend encore dans les ateliers des phrases telles que « avant on n’avait pas d’ordinateur dans les ateliers et on produisait quand-même. »

Si on accepte que technicité et simplicité ne sont pas antinomiques, on peut trouver la cause de ce désamour pour l’informatique par un mauvais choix des solutions qui ne prendraient pas assez en compte l’opérateur.

C’est d’ailleurs la différence majeure entre les applications du quotidien et celles industrielles.

Bon nombre de solutions industrielles cherchent à être attractives par la couverture fonctionnelle proposée en répondant à un ensemble de besoins techniques complexes. Les applications grand public, quant à elles, cherchent à répondre à un besoin unique et précis en misant leur attractivité sur l’expérience utilisateur.

Le second point, certainement plus insidieux, est imputable au sens même du digital qui fait que la donnée collectée devient dès lors accessible à tous, partout, en instantané. Cet état de fait engendre la crainte d’une perte de responsabilité partielle de la part du middle management.

D’ailleurs, ne dit-on pas que le savoir, c’est le pouvoir ?

 

Gagnant/gagnant

L’outil digital ne peut être occulté : il est performant, indispensable et gagnant/gagnant pour les opérateurs et leur management.

Pour l’opérateur :

  • Suppression d’opérations sans valeur ajoutée
  • Diminution de risques d’erreurs
  • Focalisation sur les opérations métiers à forte valeur ajoutée

Pour le management :

  • Vue en temps réel des ateliers
  • Temps dédié à l’analyse des données et non plus à la collecte
  • Optimisation des ateliers

Si « l’informatique » n’est pas massivement déployée pour les opérateurs sur le terrain, ce n’est pas un souci de taille de doigts mais de choix de la solution logicielle qui a souvent été fait dans des sphères déconnectées du terrain avec des craintes sous-jacentes.

 

Fat fingers 1 Syndrôme médical bien physique « au début », détourné par la suite pour les personnes adeptes des fautes de frappe

Etude Insee 2 sur l’équipement en biens durables des ménages français

Benoît Redler
Key Account Manager, Infodream

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